Livres en follie !!!
Pour un apperçu rapide de l'ensemble de mes articles !
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L'Homme Noir de Robin Hobb
Douzième tome de la saga de L'Assassin Royal
Résumé : (Quatrième de couverture)
Sur Aslevjal où le dragon noir gît enfoui dans la glace, Fitz retrouve le fou venu mener à bien la mission qu'il s'est donnée - et dans laquelle il devrait perdre la vie. Mais, d'abord, il faut se rendre au coeur de l'île pour dégager la bête, et le groupe doit affronter des dangers d'autant plus inquiétants qu'on n'en connaît pas l'auteur : de subtils attaques d'Art poussent Lourd et Fitz à s'opposer, puis ce dernier perd toute faculté d'artiser. Est-ce le fait du mystérieux Homme noir qui hante le glacier ou bien de la Femme pâle, ennemie acharnée du fou et des Loinvoyant ?
Fitz devra livrer son plus terrible combat, écarté entre la fidélité qu'il voue aux Six-Duchés et l'amour qu'il porte au fou. Tout à la fois, il doit affronter Burrich et le poids de ses remords, Umbre qui veut le contraindre à obéir, les Outrîliens manipulés par la Femme pâle, et la puissance effrayante de Tintaglia, la femelle dragon, prête à tout pour ramener au jour l'unique mâle survivant de son espèce.
Commentaire :
L'Homme noir nous plonge au coeur de l'action... intense ! Insoutenable suspense... frissons de terreur ou de froids dans le glacier ! Grandiose comme toujours !... Allez plus que un dernier tome qui répondra à nos ultimes questions...
Fitz choisira t-il la mort ou la vie du dragon ? Qui est donc cette mystérieuse Femme Pâle et l'Homme noir ? Le fou connaîtra-t-il ses derniers jours sur l'île ? Des questions toujours des questions... mais dans ce tome-ci... le début des réponses arrive !
Extraits :
Début du tout premier chapitre:
"Je me trouvais avec les autres gardes dans le premier canot qui toucha la rive d'Aslevja. Peu après, celui qui transportait Umbre, Devoir, la narcheska, Peottre et Arkon Sangrépée enfonça son étrave dans le sable. Nous nous avançâmes dans l'eau pour le saisir par les plats-bords et, profitant de la vague suivante, le tirâmes sur la grève afin que ses passagers missent pied à terre au sec. Pendant tout ce temps, je n'avais cessé de penser au fou qui nous observait, debout sur l'avancée de terre qui dominait la plage. Il ne bougeait pas, mais le vent froid semblait s'exprimait à sa place : il fouettait sa cape et ses longs cheveux d'or avec un bruit sourd, entrecoupé de claquements, qui évoquait des grommellements mécontents. Il avait délaissé le fard qui éclaircissait son teint et les touches de maquillage jamaillaines qui lui prêtaient l'air d'un étranger, avec le brun chaud de sa peau sur l'ossature ciselée de son visage et sa crinière fauve, on eût dit un être sorti d'une légende. L'austérité de sa tenue noire et blanche effaçait toute trace de l'indolent sire Doré, et je me demandais si quelqu'un l'avait reconnu à part Umbre et moi. J'essayai de capter son regard mais il fit comme si je n'existais pas. Il n'ouvrit la bouche qu'au moment où le prince descendit du canot, et il lui adressa une profonde révérence."
Et Ortie dans tout ça ?
"Lourd avait sommeil, mais je souhaitais réfléchir encore un peu; je sortis et refermai le rabat derrière moi. Près du feu mourant, je raclai le fond de gruau et le mangeai. Dernier à me servir, j'avais la responsabilité de nettoyer la marmite pour le lendemain; je la grattais soigneusement au sable et à l'eau de mer, et je ne sentis ni le froid de l'eau ni l'âpreté du sable. J'avais la tête ailleurs. Kettricken logeait-elle ma fille dans mon ancienne chambre ? Ortie portait-elle aujourd'hui les bijoux et les atours d'une princesse ? Je versai le reste de tisane dans ma timbale et jetai les rinçures de la marmite; mais, quand je voulus sucrer mon infusion, je fus incapable de mettre la main sur le pot de miel dans l'obscurité. Je la bus donc nature, noire, âcre et infusée d'un goût délicieux par le changement qui avait bouleversé ma vie cette nuit-là."
La marche vers le dragon...
" Le vent soufflait sans discontinuer mais le ciel restait bleu et limpide. A intervalles plus ou moins réguliers, des bouts de bois visiblement anciens pointaient de la neige, et sur certains étaient fixés des lambeaux de tissu aux couleurs vives; ils servaient sans doute à jalonner le chemin que suivait Peottre, car il s'arrêtait souvent pour les redresser ou y attacher un fanion neuf. Le groupe de tête progressait pourtant toujours plus vite que Lourd et moi; peu à peu, l'écart augmenta et je ne distinguai plus, pour finir, qu'une file de petits pantins qui avançaient sur le glacier en exécutant une danse étrange rythmée par des coups de bâton. Nos ombres s'étirèrent de plus en plus, bleu pâle sur la neige craquante."
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